Le massage au bambou, le geste que l’on me redemande

Bambous, flacon d'huile et sablier posés sur du bois

C’est le geste dont on me reparle le plus souvent, et celui qui surprend le plus la première fois.

Des bâtons de bambou, vraiment

Ce sont de véritables tiges de bambou, coupées à différentes longueurs et différents diamètres, poncées jusqu’à devenir parfaitement lisses. Je les chauffe avant la séance. On les fait ensuite rouler sur le corps avec de l’huile, en pressions longues et régulières.

La première réaction est presque toujours la même : « je ne m’attendais pas à ça ». On imagine quelque chose de dur, d’inconfortable. C’est l’inverse — le bois chaud et rond épouse le corps bien mieux qu’on ne le croit.

Pourquoi ce n’est pas la même chose qu’avec les mains

Une main se fatigue et module sans arrêt sa pression, même sans le vouloir. Le bambou, lui, ne varie pas : la pression est parfaitement égale d’un bout à l’autre du mouvement. C’est cette régularité qui fait la sensation particulière, presque hypnotique au bout de quelques minutes.

La chaleur du bois joue aussi. Elle se diffuse lentement, différemment d’une serviette chaude qui refroidit en deux minutes.

Comment ça se passe en pratique

Le massage au bambou demande un accès à la peau et de l’huile : on découvre la zone travaillée, le reste restant couvert. Je commence toujours à la main pour préparer, puis j’introduis les bambous. On peut faire toute la séance ainsi, ou l’alterner avec du tuina.

C’est un geste qui se prête bien au dos, aux jambes et aux bras. Il ne laisse aucune marque, contrairement aux ventouses ou au gua sha.


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